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Repos compensateur : définition, calcul et obligations pour l’employeur

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Repos compensateur : définition, calcul et obligations pour l’employeur | Ordio

Questions fréquentes sur Repos compensateur

Qu’est-ce que le repos compensateur ?

C’est un temps de repos accordé en contrepartie d’heures supplémentaires ou, parfois, de majorations (nuit, dimanche). Pour vous, employeur ou RH, c’est aussi une obligation de suivi : compteur, bulletin ou annexe, et planning mis à jour quand le salarié pose son repos.

Le repos compensateur est-il obligatoire ?

En partie. Le repos compensateur obligatoire (COR) s’impose pour les heures supplémentaires au-delà du contingent annuel (souvent 220 h). Le repos de remplacement (RCR) n’est pas automatique : il découle d’un accord qui remplace tout ou partie du paiement majoré des heures supplémentaires en deçà du contingent.

Quelle différence entre repos compensateur obligatoire et repos de remplacement ?

Le COR est une contrepartie légale au-delà du plafond d’heures supplémentaires. Le RCR est une option conventionnelle : vous convertissez une part des majorations en temps de repos au lieu de les payer, dans la limite du contingent. Ne mélangez pas les deux compteurs sur le bulletin ni sur le planning.

Comment calculer le repos compensateur ?

Au-delà du contingent (COR) : en principe 50 % des heures excédentaires si vous employez moins de 20 salariés, et 100 % à partir de 20 salariés (sous réserve de textes plus favorables). Exemple : 10 h au-delà du contingent → 5 h ou 10 h de repos. En RCR, le calcul suit votre accord (ex. remplacement total : 8 h majorées à 25 % → 10 h de repos).

Quelle est la différence entre repos compensateur et RTT ?

Les RTT compensent une durée hebdomadaire supérieure à 35 h (souvent jusqu’à 39 h) dans un cadre d’aménagement du temps. Le repos compensateur naît des heures supplémentaires (dépassements ponctuels ou COR). Sur le planning, ce sont deux compteurs distincts — ne les fusionnez pas dans un seul libellé « congé ».

Quand le salarié peut-il poser un repos compensateur ?

En l’absence de règles conventionnelles, dès que le salarié cumule au moins 7 heures de repos, il peut prendre une journée ou demi-journée, en informant l’employeur une semaine à l’avance. Pour la COR, le repos doit en principe être pris dans les deux mois suivant l’ouverture du droit ; un accord peut prévoir autrement pour le RCR.

L’employeur peut-il refuser un repos compensateur ?

Un refus n’est possible qu’en cas de motif impérieux lié au fonctionnement de l’entreprise (pic d’activité, sécurité du service), et de façon exceptionnelle. Vous ne pouvez pas bloquer durablement un droit ouvert. Anticipez les rushs en planning : proposer des dates de repos avant la fin du délai légal limite les tensions en cuisine ou en vente.

Comment faire figurer le repos compensateur sur le bulletin de paie ?

Vous devez tenir un compteur des heures de repos acquises, sur le bulletin ou en annexe (fiche de paie). Quand le salarié atteint 7 h de repos compensateur, mentionnez le délai de prise (souvent deux mois). Pour relire les lignes de rémunération, le glossaire salaire brut et net aide à dialoguer avec la paie.

Repos compensateur non pris : que faire ?

Si le délai de prise est dépassé, vous devez en principe inviter le salarié à poser ses repos dans un délai maximal (souvent un an pour la COR). Au départ, les heures non prises peuvent être indemnisées dans le solde de tout compte. En cas de litige ouvert, orientez vers votre juriste — le détail contentieux dépasse ce glossaire.

Les temps partiels ont-ils droit au repos compensateur ?

Le RCR et la COR visent surtout les heures supplémentaires des salariés au régime des HS (en principe temps plein). Les heures complémentaires du temps partiel suivent d’autres règles. Vérifiez votre convention avant d’appliquer le régime temps plein.