Glossaire
Prime de fin d’année et 13e mois : guide pour employeurs et RH

La prime de fin d’année — aussi appelée 13e mois ou treizième mois — revient chaque automne dans les échanges RH : fiche de paie de décembre, questions des équipes, pression sur la trésorerie. Pour vous, employeur ou responsable RH en France métropolitaine, le point de départ n’est pas « tout le monde y a droit », mais ce que prévoient votre convention collective, vos accords, vos contrats ou un usage établi. Cette fiche Ordio Insights vous aide à cadrer définition, conditions, calcul et versement — sans remplacer votre expert-comptable.
Il s’agit d’une synthèse informative, pas d’un conseil juridique. Croisez la fiche Urssaf mon-entreprise — prime de fin d’année ou treizième mois avec votre IDCC, vos accords d’entreprise et votre gestionnaire de paie. Nous ne proposons pas de calculateur intégré dans cette version : pour une simulation, appuyez-vous sur l’Urssaf ou votre logiciel certifié — les FAQ en fin d’article expliquent pourquoi.
Qu’est-ce que la prime de fin d’année et le 13e mois ?
En bref : Le 13e mois (ou prime de fin d’année au sens courant) est une rémunération complémentaire, le plus souvent versée en fin d’année civile. Ce n’est pas une obligation légale générale : elle existe lorsqu’un texte (convention collective, accord, contrat) ou un usage l’instaure. L’Urssaf modélise d’ailleurs la règle avec une valeur par défaut : non.
En pratique PME, le vocabulaire mélange « prime de fin d’année », « treizième mois » et parfois « prime de Noël » côté salarié. Côté employeur, retenez surtout : montant, bénéficiaires, date de versement et assiette de calcul sont fixés par vos textes — pas par un barème unique du Code du travail.
Quand la prime équivaut à un mois de salaire fixe, le salarié perçoit en principe treize mensualités sur l’année au lieu de douze. Certaines branches ou entreprises vont au-delà (13,5 mois, 14 mois) : c’est toujours contractuel ou conventionnel, jamais automatique pour toutes les entreprises.
Pour les équipes RH, la bonne habitude est de traiter le 13e mois comme une ligne de paie à part entière : même rigueur que pour le salaire de base (paramétrage, communication, archivage). Un salarié qui lit « prime de fin d’année » sur son bulletin doit pouvoir retrouver la règle dans un texte interne ou une note de service — pas seulement dans un fil de discussion.
Prime de fin d’année, 13e mois et autres « primes de fin d’année »
En bref : Ne confondez pas le 13e mois employeur (paie) avec la prime exceptionnelle du secteur public, la prime de Noël (minima sociaux) ou les régimes belges — ce glossaire cible les employeurs privés en France métropolitaine.
- 13e mois / prime de fin d’année (employeur) — gratification de paie, souvent fixe, régie par CC/contrat/usage.
- Prime exceptionnelle ou prime de fin d’année « secteur public » — régime distinct ; hors périmètre PME privée (ne pas copier les montants vus dans l’actualité).
- Aide exceptionnelle de fin d’année (France Travail) — allocation aux bénéficiaires de minima sociaux, pas une ligne de paie entreprise.
- Belgique — droit différent ; les barèmes publiés sur les sites belges (
.be) ne s’appliquent pas à vos bulletins français.
Sur le plan sémantique, certains auteurs opposent « 13e mois » (montant stable) et « prime de fin d’année » (parfois variable, liée aux résultats). En entreprise, les deux expressions désignent souvent la même ligne de paie : vérifiez le libellé dans votre accord, pas dans un article générique.
En ligne, beaucoup de contenus s’adressent aux salariés (montant dans une enseigne, fonction publique, régimes étrangers). Vous, employeur ou RH en PME privée, devez surtout clarifier : la prime est-elle due chez vous, pour qui, à quelle date et sur quelle base de calcul — sans reprendre un barème qui ne vous concerne pas.
La prime de fin d’année est-elle obligatoire pour l’employeur ?
En bref : Non en l’absence de convention collective, d’accord d’entreprise, de clause contractuelle ou d’usage constant. Dès qu’un de ces textes prévoit le 13e mois, le versement devient obligatoire pour les salariés concernés.
Le Code du travail n’impose pas à toutes les entreprises un treizième mois. Une prime de fin d’année obligatoire n’existe que si vos textes l’instaurent — pas de barème national unique imposé à chaque employeur. En revanche :
- Convention collective — si votre branche prévoit la prime, vous l’appliquez (souvent via l’IDCC sur le bulletin).
- Accord d’entreprise ou d’établissement — peut compléter ou, dans les limites légales, adapter la branche.
- Contrat de travail — une clause « 13e mois » intègre la prime au salaire ; le non-versement expose à un rappel de salaire.
- Usage — des versements réguliers et identiques sur plusieurs années peuvent créer un droit ; toute modification doit être négociée et documentée.
Les pages qui affichent « tous les salariés ont droit au 13e mois » sans nuance sont trompeuses pour un gérant sans CC applicable : votre première action est de vérifier si la prime existe chez vous, pas de la promettre à l’embauche par réflexe.
À l’embauche, évitez d’inscrire « 13e mois » dans un mail ou une fiche de poste si aucun texte ne l’instaure chez vous. En revanche, si la branche ou l’accord la prévoit, une clause contractuelle claire (montant ou mode de calcul, date) vaut mieux qu’une promesse orale en entretien — le salaire contractuel inclut alors cette composante.
Où trouver vos règles (checklist employeur)
Avant de calculer quoi que ce soit, rassemblez les sources dans cet ordre :
- IDCC sur le bulletin et la DSN — texte de branche sur Légifrance ou Code du travail numérique ;
- Accords d’entreprise publiés ou remis aux salariés ;
- Contrats et avenants (clause prime, date de versement) ;
- Historique de paie — trois années de versements identiques peuvent caractériser un usage.
En restauration, commerce ou santé, la même enseigne peut relever de conventions différentes selon l’activité : ne copiez pas la politique d’un concurrent sans vérifier l’IDCC.
Documenter la règle en interne
Une fois les textes identifiés, rédigez une fiche RH d’une page : montant ou mode de calcul, date de versement, critères d’éligibilité, traitement des absences, contact paie. Joignez le numéro d’IDCC et la date de l’accord d’entreprise le plus récent. Cette fiche alimente les managers avant la campagne de décembre et limite les promesses contradictoires entre sites.
Multi-établissements et changement de CC
Lors d’une fusion, d’un rachat ou d’un reclassement conventionnel, deux régimes de prime peuvent coexister temporairement. Planifiez une date de bascule, une communication salariés et une reprise d’historique paie : le contentieux naît souvent quand l’ancienne règle disparaît sans accord ni information.
Contrôle avant clôture de décembre
Quinze à vingt jours avant le cut-off paie, bouclez un mini-audit : liste des éligibles exportée du planning, quotités temps partiel vérifiées, absences longues codées, CDD se terminant avant la date de versement, avenants de l’année relus. Faites valider la liste par la paie et un référent RH — une seule version « officielle » évite que chaque site applique sa propre règle.
Conditions d’attribution et éligibilité
Avant le calcul, verrouillez qui est dans le périmètre. Le texte instaurant la prime précise en principe :
- Qui en bénéficie (tous les salariés, une catégorie, ancienneté minimale) ;
- Quand — présence à une date (souvent 31 décembre) ou prorata des mois travaillés ;
- Comment — une ou plusieurs échéances (décembre seul, juin + décembre, mensualisation).
Lorsque la prime est due dans l’établissement, les salariés en CDD, en temps partiel ou en mission d’intérim (selon les cas) y ont en principe droit dans les mêmes conditions que les CDI, au prorata de leur temps de travail ou de présence — sous réserve du texte applicable. Toute exclusion doit reposer sur un critère objectif (pas une discrimination).
Ancienneté et date de présence
Beaucoup de textes exigent une ancienneté minimale (souvent douze mois) ou une présence effective au 31 décembre. D’autres appliquent un prorata dès l’embauche. Notez la différence : « présent le 31 décembre » exclut un salarié en congé sans solde non assimilé ; « douze mois de présence dans l’année » peut inclure des absences assimilées. Reprenez la formulation exacte de votre CC dans la fiche interne.
Sortie avant versement
Un départ (démission, licenciement, rupture conventionnelle) avant la date de paiement pose une question récurrente : la prime est-elle due au prorata, intégrale ou perdue ? La réponse est toujours textuelle. Anticipez dans le solde de tout compte : une prime oubliée sur le bulletin de sortie déclenche un rappel coûteux et une image employeur dégradée.
Catégories de personnel et mandataires
Certaines conventions réservent le 13e mois aux non-cadres, à une classification ou à un seuil d’ancienneté par catégorie. Les cadres dirigeants ou mandataires sociaux peuvent être exclus ou régis par un accord séparé. Ne généralisez pas la règle du site principal à une filiale sous une autre CC sans relecture. La fiche RH interne doit lister les populations incluses et exclues avec la base juridique (article de CC, accord, clause).
Méthodes de calcul courantes (exemples)
En bref : Deux logiques reviennent souvent : un mois de base ou moyenne des rémunérations sur la période. Le prorata temporis n’est licite que si le texte le prévoit expressément.
1. Un mois de salaire mensuel brut de référence — exemple : base 2 500 € → prime 2 500 € si le salarié remplit les conditions de présence.
2. Moyenne annuelle (« lissé ») — la prime intègre parfois les heures supplémentaires et autres éléments variables de la période (voir glossaire heures supplémentaires). Chaque convention collective liste ce qui entre ou sort du calcul.
3. Prorata temporis — formule courante lorsque le texte l’autorise :
Prime proratisée = salaire de référence × (nombre de mois de présence / 12).
Exemple illustratif : embauche au 1er juillet, référence mensuelle 1 800 €, texte autorisant le prorata sur 6 mois → 1 800 × (6/12) = 900 €. Sans clause de prorata, un départ ou une entrée en cours d’année peut faire perdre la prime entière — c’est fréquent et légal si le texte le dit.
Exemple de prime « lissée » sur l’année
Imaginons une CC qui retient la moyenne des rémunérations brutes des douze derniers mois, avec heures supplémentaires incluses. Un salarié a perçu en moyenne 2 200 € brut mensuel sur la période (base + variables) → prime indicative 2 200 € si les conditions de présence sont remplies. Ce chiffre n’est qu’illustratif : votre paie applique les exclusions de branche (panier, prime exceptionnelle ponctuelle, etc.). D’où l’intérêt de figer les règles avant d’annoncer un montant aux équipes.
Attention : appliquer un prorata ou déduire des absences maladie alors que la convention collective est silencieuse expose à un contentieux. Validez chaque règle avec la paie avant communication aux managers.
Éléments inclus ou exclus du salaire de référence
Le « mois de base » n’est pas toujours le salaire contractuel brut : certaines conventions incluent les primes d’ancienneté, les indemnités de panier ou une part des variables ; d’autres les excluent. Les heures supplémentaires entrent parfois dans une moyenne sur les douze derniers mois — d’où l’intérêt d’un décompte d’heures fiable en amont. Listez noir sur blanc ce que votre paie intègre dans l’assiette avant d’annoncer un montant aux salariés.
Impact retraite et épargne salariale (vue employeur)
Comme toute rémunération, la prime alimente en principe les cotisations retraite complémentaire et peut concerner des dispositifs d’épargne salariale selon votre accord. Cette fiche ne calcule pas de droits individuels : orientez les questions fines vers votre caisse de retraite et votre expert-comptable, tout en vérifiant que le bulletin et la DSN reflètent le bon libellé.
Temps partiel, CDD et intérim
Les salariés à temps partiel perçoivent en principe la prime au prorata de leur quotité lorsqu’elle est due — l’Urssaf rappelle une logique proportionnelle à la durée de travail. Le glossaire temps partiel détaille le contrat, les heures complémentaires et le bulletin ; ici, retenez surtout : la quotité doit être cohérente entre planning, DSN et calcul de prime.
Pour les CDD et l’intérim, lorsque l’entreprise utilisatrice verse un 13e mois à ses propres salariés, les intérimaires concernés par la même politique doivent en principe en bénéficier selon les règles de la branche et du texte. Le paramétrage se joue souvent entre agence, entreprise utilisatrice et paie : une seule boucle de validation avant clôture de décembre évite un oubli sur une population pourtant éligible.
Exemple de prorata temps partiel
Supposons un 13e mois équivalent à un mois de salaire brut pour un temps plein, avec la même logique appliquée à la quotité. Un salarié à 80 % avec une base mensuelle de 2 000 € brut → prime indicative 1 600 € (2 000 × 0,80), si le texte ne prévoit pas une assiette différente. Un passage de 100 % à 80 % en cours d’année impose de trancher : prorata sur la quotité moyenne, sur la quotité au 31 décembre, ou mois par mois — seule la CC ou l’accord tranche.
CDD, fin de contrat et intérim
Un CDD qui se termine en novembre peut perdre la prime de décembre si le texte exige une présence à cette date — ou la percevoir au prorata si le texte retient les mois travaillés dans l’année. Intégrez la règle dans le modèle de contrat et dans la check-list sortie. Pour l’intérim, vérifiez si la prime est due par l’entreprise utilisatrice, l’agence ou les deux selon l’accord de branche du secteur d’utilisation ; demandez à l’agence une attestation de versement ou une ligne sur le bulletin pour éviter un double paiement ou un trou.
Absences, congés payés et arrêt maladie
Les congés payés sont en principe assimilés à du temps de travail pour le calcul : ils ne doivent pas pénaliser le 13e mois sauf disposition contraire. Pour planifier la prime et les soldes CP, le glossaire congés payés rappelle la période de référence et l’intérêt de clarifier primes annuelles avant de figer les départs en congé.
En arrêt maladie, le traitement dépend de la convention collective : maintien intégral, prorata des absences non assimilées, ou condition de présence à une date. Le glossaire arrêt maladie couvre les formalités employeur ; pour le 13e mois, une seule règle écrite évite les décisions au cas par cas entre sites.
Les accidents du travail sont parfois traités plus favorablement que la maladie ordinaire — encore une fois, lisez votre texte de branche.
Absences longues (maternité, parental, sans solde)
Les congés maternité ou paternité, le congé parental ou un congé sans solde prolongé peuvent faire basculer l’éligibilité selon que la CC exige une présence à date, un nombre de mois travaillés ou l’assimilation de certaines absences. Ne déduisez pas « au feeling » : une salariée en congé parental à la date d’éligibilité peut conserver ou perdre la prime selon une seule phrase du texte. Documentez la règle dans la fiche RH et appliquez-la uniformément à tous les établissements concernés.
Bulletin de paie, cotisations et salaire brut annuel
La prime est une rémunération : elle est en principe soumise aux cotisations sociales et à l’impôt sur le revenu (PAS). Elle doit figurer distinctement sur le bulletin de paie — voir le glossaire bulletin de paie pour les mentions et la cohérence DSN.
La question « le 13e mois entre-t-il dans le brut annuel ? » se répond par oui lorsqu’il est versé : il gonfle la masse salariale déclarée. Pour relire net, brut et prélèvements, le glossaire salaire brut et net complète sans dupliquer une leçon de paie complète.
Libellé bulletin et cohérence DSN
Paramétrez un code rubrique dédié (« Prime fin d’année », « 13e mois ») distinct du salaire de base. En contrôle, l’inspecteur ou l’Urssaf croise bulletin, registre du personnel et déclarations : un montant versé mais mal libellé complique l’audit. Si vous versez en janvier pour l’année N, vérifiez que la période de rattachement paie correspond au texte (année civile N ou N+1).
Provision, masse salariale et communication interne
Côté finance, une prime équivalente à un mois de masse salariale pèse sur la trésorerie de décembre ou de janvier. Anticipez avec votre expert-comptable une provision ou un suivi mensuel si vous mensualisez. Côté communication, annoncez aux managers le calendrier et le fait que seuls les montants bruts sont communiqués en amont — renvoyez les questions de net vers le glossaire salaire brut et net ou vers la paie, sans promettre un virement identique d’une année sur l’autre.
Calendrier de versement, planning et cut-off paie
La date de versement est fixée par le texte : souvent décembre (avec le salaire du mois), parfois janvier ou février de l’année suivante, ou en deux fois (juin et décembre). Une mensualisation (1/12 chaque mois) existe dans certaines branches.
Côté opérationnel, alignez trois calendriers :
- Planning — qui est présent à la date d’éligibilité ;
- Cut-off paie — dernière heure travaillée prise en compte ;
- Trésorerie — provision avant clôture de décembre.
Un manager qui promet le 13e mois à l’oral avant vérification de la CC crée un risque prud’homal — centralisez la communication RH.
Mensualisation et double échéance
La mensualisation (1/12 versé chaque mois) lisse la trésorerie et évite un pic de décembre, mais elle change le discours salarié : le « gros chèque » de fin d’année disparaît au profit d’une rémunération régulière. La double échéance (juin + décembre) est fréquente dans le BTP ou certaines branches : chaque versement suit souvent les mêmes règles de calcul, avec un prorata propre à la période. Documentez les deux dates dans le planning annuel RH.
Relier planning et cut-off
Exportez depuis votre outil de planification la liste des salariés « actifs » à la date d’éligibilité et comparez-la au fichier paie avant clôture. Les écarts (heures non pointées, absence non saisie) sont la première source d’erreur sur le 13e mois. Des données planning fiables limitent les régularisations ; votre logiciel de paie certifié reste seul juge du montant final.
Usage d’entreprise et erreurs fréquentes
Outre la convention et le contrat, un usage naît lorsque l’employeur verse une prime de fin d’année de façon régulière, stable et identique sur plusieurs exercices, sans texte écrit initial. Les tribunaux peuvent alors considérer le 13e mois comme acquis. À l’inverse, une prime discrétionnaire annoncée comme telle chaque année ne crée pas forcément le même droit — le contentieux porte sur la preuve (bulletins, notes, mails). Documentez ce que vous promettez réellement aux équipes.
Modifier ou supprimer un usage
Réduire, différer ou supprimer un 13e mois « devenu habituel » exige en principe une démarche sérieuse : information, négociation ou accord selon la taille et la représentation du personnel, avis de l’expert-comptable ou d’un avocat social. Annoncer brutalement l’arrêt en réunion sans anticiper la paie de décembre est un scénario à haut risque. Si vous harmonisez plusieurs sites, alignez d’abord les textes (CC, accords), puis la communication — pas l’inverse.
| Erreur | Risque | Piste |
|---|---|---|
| Promettre un 13e mois sans texte | Rappel de salaire | Clause ou accord écrit |
| Prorata « maison » sans CC | Contentieux | Texte instaurant la prime |
| Oublier temps partiel / CDD | Discrimination | Prorata quotité |
| Supprimer un usage sans négociation | Prud’hommes | Accord + historique paie |
| Confondre prime de Noël allocations | Communication fausse | Disambiguation interne |
| Ligne bulletin non distincte | Contrôle Urssaf | Code paie dédié |
| Prime variable sans critères écrits | Contestations inégales | Grille ou accord objectif |
| Silence CC sur maladie + déduction ad hoc | Rappel / discrimination | Règle unique validée paie |
Au-delà du tableau, deux situations reviennent en entretien prud’homal : le dirigeant qui maintient un versement informel pendant des années puis le supprime sans accord, et l’entreprise qui uniformise à la baisse entre établissements sans harmoniser les textes. Dans les deux cas, l’historique de paie et les notes de service font foi — archivez-les comme vous archivez vos bulletins.
En résumé
Pour une clôture de fin d’année sans surprise, partez du texte (CC, accord, contrat ou usage), figez éligibilité et assiette, puis alignez planning, cut-off paie et bulletin. Les points ci-dessous reprennent l’essentiel pour une réponse rapide en réunion ou en entretien manager.
- Définition : complément de rémunération fin d’année, souvent appelé 13e mois.
- Obligation : CC, accord, contrat ou usage — pas un droit universel.
- Calcul : mois de base, moyenne annuelle ou prorata si le texte le dit.
- Paie : cotisations, PAS, ligne distincte sur le bulletin.
- Planning : présence à date et cut-off alignés avec la paie.
- Simulateur : pas d’outil intégré ici — Urssaf + logiciel certifié ; voir FAQ en fin d’article.
- En ligne : pas de droit automatique au 13e mois ; ne pas confondre allocations « prime de Noël » et prime de paie entreprise.
- Populations : temps partiel, CDD et intérim au prorata ou selon texte — pas d’oubli silencieux.
- Usage : versements répétés = droit potentiel ; toute baisse ou suppression se prépare et se documente.
Où Ordio vous aide
Ordio n’est pas un logiciel de paie certifié. Il vous aide à planifier, à suivre le temps et à piloter les absences : des effectifs fiables à la date d’éligibilité limitent les régularisations sur la prime de fin d’année.
Vous voulez voir comment relier planning, pointage et indisponibilités ? .
Explorez la planification d’équipe, le suivi du temps et la gestion des absences pour préparer sereinement la clôture de fin d’année.
Avertissement : Ordio Insights ne fournit pas de conseil juridique ou social. Pour toute décision engageante : Code du travail, convention collective, inspection du travail, expert-comptable ou avocat social.
Questions fréquentes sur Prime de fin d’année et 13e mois
Le 13e mois est-il obligatoire pour toutes les entreprises en France ?
En bref : Non en droit commun sans texte ni usage. Le versement devient obligatoire si une convention collective, un accord d’entreprise, une clause de contrat ou un usage constant prévoit la prime de fin d’année ou le 13e mois. L’Urssaf mon-entreprise modélise la règle avec une valeur par défaut « non ».
Quelle est la différence entre prime de fin d’année et 13e mois ?
En bref : Souvent la même ligne de paie en fin d’année. Certains textes réservent « prime de fin d’année » à une gratification variable (résultats) et « 13e mois » à un montant fixe (souvent un mois de salaire). Vérifiez le libellé dans votre convention collective ou accord — pas dans un article générique.
Quelles conditions d’éligibilité pour verser le 13e mois ?
En bref : Ancienneté, présence à une date ou catégories de personnel sont fixées par votre convention collective, accord ou contrat — pas de règle nationale unique. Listez les salariés éligibles avant le cut-off paie de décembre et consignez la règle dans votre fiche RH (critères, absences, date de versement).
Comment calculer le 13e mois au prorata ?
En bref : Le prorata temporis s’applique seulement si le texte le prévoit : référence × (mois de présence / 12). Sans clause, une entrée ou sortie en cours d’année peut faire perdre la prime entière. Pas de simulateur ici : utilisez l’Urssaf ou votre logiciel de paie certifié.
Le 13e mois est-il dû aux salariés à temps partiel ?
En bref : Lorsque la prime est due dans l’établissement, les salariés à temps partiel en bénéficient en principe au prorata de leur quotité, comme le rappelle l’Urssaf. Alignez quotité entre planning, DSN et paie ; le glossaire temps partiel détaille le contrat et le bulletin.
Le 13e mois est-il imposable et soumis aux cotisations ?
En bref : Oui — la prime est une rémunération soumise aux cotisations sociales et à l’impôt sur le revenu (PAS). Elle doit figurer sur une ligne distincte du bulletin de paie. Pour relire brut et net, voir salaire brut et net.
Le 13e mois entre-t-il dans le salaire brut annuel ?
En bref : Oui lorsqu’il est versé : il augmente la masse salariale déclarée sur l’année, au même titre que le salaire de base. Ne le traitez pas comme une indemnité hors salaire. Pour l’impact sur le net, voir salaire brut et net ; validez provision et DSN avec votre expert-comptable.
Quand verser la prime de fin d’année ?
En bref : La date est fixée par votre texte : souvent avec la paie de décembre, parfois en janvier ou février, ou en deux échéances (juin et décembre). Anticipez trésorerie et cut-off ; le planning doit refléter la règle de présence à la date d’éligibilité.
Le 13e mois est-il maintenu en cas d’arrêt maladie ?
En bref : Cela dépend de la convention collective : maintien intégral, prorata des absences non assimilées, ou condition de présence à une date. Le glossaire arrêt maladie couvre les formalités ; une règle écrite unique évite les décisions au cas par cas entre sites.
L’employeur peut-il supprimer un 13e mois versé chaque année ?
En bref : Un versement régulier peut créer un usage ou une obligation contractuelle. Modifier ou supprimer la prime exige en principe information, négociation et documentation — risque prud’homal. Faites valider la stratégie par un avocat social ou votre expert-comptable avant toute annonce aux équipes.
Les congés payés réduisent-ils le 13e mois ou la prime de fin d’année ?
En bref : Les congés payés sont en principe assimilés à du travail effectif : ils ne doivent pas réduire le 13e mois sauf clause contraire. Pour la période de référence CP et le lien avec les primes annuelles, voir le glossaire congés payés.
Pourquoi cette fiche ne propose-t-elle pas de simulateur de 13e mois ?
En bref : Le montant dépend de votre convention collective, de vos accords et parfois d’un usage : un calculateur générique serait trompeur. Utilisez l’Urssaf mon-entreprise et votre logiciel de paie certifié. Ordio aide en amont sur le planning, le suivi du temps et les absences pour la date d’éligibilité — pas sur le barème.





